Communauté Touareg Ouladnagim
Campement nomade situé à 120 km au Nord de Tombouctou, sur la piste des caravanes du sel de Taoudunit (Azalahi), cette tribu Bérabish du nom d’Ouladnagim est d’origine berbère et fait partie intégrante de la communauté Touareg. Elle a comme activité principale l’élevage de chamelles, l’Asalai et le transport et le commerce de sel à dos de chameaux.
La communauté guerrière qui a été riche en chameaux et en sel se voit aujourd’hui affaiblie par la nature des années de sècheresse de 1973, 1984 et 1985, ainsi que par les conséquences de la rébellion Touareg des années 1990.
Ouladnagim, petite minorité de 1'500 personnes au sein de la communauté Touareg, vit aujourd’hui comme toujours dans son territoire autour d’un point d’eau et d’une école financée en partie par les amis personnels du chef de la tribu, Shindouk, et le Fonds 1 % du développement.
Un peu d'histoire
L’Islam est arrivé dans le nord de
l’Afrique dans les années 670 et a ainsi touché le cœur des premiers
Berbères, parmi lesquels les Bérabish, originaires des monts du sud du
Maroc. Ils devinrent ainsi la main armée des Arabes qui partirent à la
conquête de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et qui furent
arrêtés en 732 à Poitiers.
Aujourd’hui cette communauté,
appelée couramment les Arabes ou les Juifs du Mali, est le seul peuple
qui pratique encore aujourd'hui le commerce transsaharien,
l'extraction, le transport et le commerce du sel. La communauté
vit dans le Nord du Mali, dans la région de Tombouctou, Tagaza et
Toudenit.
A l’époque de son
rayonnement culturel, Tombouctou était également un grand centre de
commerce qui rassemblait plusieurs ethnies : Sonrhaï, Peuls, Bambara,
Soninké, Toucouleur, Touraeg, etc. Tous parlaient la langue arabe. Les
professeurs de Tombouctou s’expatriaient dans le monde musulman, du
Maroc à l’Arabie.
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